Who We Are






RÉSUMÉ DE PRESENTATION

Un spectacle de danse-théâtre marionnettes, qui met en scène 5 jeunes artistes originaires d’Afrique subsaharienne et de Palestine, tous demandeurs d’asile en Belgique. A travers des marionnettes qui les représentent, le fil du spectacle permet au public d’apprendre qui ils sont, d’entendre une partie de leur histoire, de découvrir leur courage et leurs blessures, leurs rêves, leurs espoirs.

Métaphore des politiques d’accueil impersonnelles ou de l’importance que prend « l’autre » lorsque soudain on l’écoute, ces marionnettes qui grandissent ou rapetissent au fil du spectacle symbolisent la dignité des migrants et les incroyables difficultés qu'on leur fait traverser, dans leur pays d’origine, sur la route, autant qu’en Belgique.

En apprenant à les connaître, en découvrant leurs rêves et leur humour, forces de vie et d’espoir, quelles autres options pourrions-nous imaginer, nous, les citoyens, pour une société possiblement plus juste, inclusive et solidaire ?

CONTEXTE & MOTIVATIONS
  • La compagnie Transe-en-Danse travaille la thématique des migrations depuis des années. Le spectacle Danse en Papier, créé en 2010 et toujours en tournée depuis, aborde les causes et les conséquences des migrations clandestines en mêlant la danse et le théâtre avec humour, émotion et poésie. Le décor de ce spectacle, entièrement construit en carton et en papier, symbolise l’absurdité d’un monde où « les papiers » sont devenus plus importants que la vie des gens qu’ils sont censés identifier. Le spectacle commence par un parcours interactif qui plonge le spectateur « dans la peau du migrant ». Basé sur la rencontre entre artistes belges et burkinabés, ce spectacle met en scène le témoignage de ces derniers, qui découvraient l’Europe pour la première fois lors de la création de ce spectacle.Vous trouverez plus d’informations et des extraits vidéo via le lien suivant :http://www.transe-en-danse.org/danseenpapier/
    En parallèle de ce spectacle, la compagnie a développé des ateliers de sensibilisation à la problématique migratoire, qu’elle donne en particulier en amont des représentations scolaires : par le chant, la danse, le théâtre, des jeux d’expression corporelle et des mises en situations physiques, ces ateliers déconstruisent les éventuels préjugés des élèves en un clin d’œil et les amènent à questionner le respect des Droits Humains par les pays occidentaux, ainsi que l’équitable (ou non) répartition du bénéfice des ressources mondiales.http://www.transe-en-danse.org/migrations/La compagnie est par ailleurs, depuis 2011, régulièrement demandée pour donner des ateliers d’expression créative au sein de centres d’accueil pour demandeurs d’asile.Ce faisant, elle crée avec ces derniers de profonds liens d’écoute et de confiance qui leur permettent de partager ce qu’ils ont sur le cœur. Les artistes de la compagnie sont ainsi dépositaires des profondes émotions, inquiétudes, angoisses, mais aussi rêves et espoirs portés par ces frères humains en exil.A travers ces ateliers et les spectacles qui en découlent, l’expertise interculturelle et les compétences artistiques multidisciplinaires de la compagnie Transe-en-Danse permet à ces « migrants », dont on parle tant mais qu’on entend si peu, de s’exprimer de leur propre voix face au public belge.Les rencontres et échanges qui découlent de ces spectacles sont toujours pleines d’émotions, suscitant empathie et élan solidaire chez tous les spectateurs.

    Il reste néanmoins beaucoup de choses que nos amis ne confient qu’à nous, sans vouloir les dire sur scène eux-mêmes, et qui nous semblent essentielles à faire entendre du grand public.

    Au vu des demandes incessantes que la compagnie continue à recevoir pour ces ateliers et spectacles, et vu la richesse des témoignages de nos amis demandeurs d’asile, nous avons proposé aux plus artistes, d’entre eux de créer ensemble un spectacle professionnel, qui permettrait d’aller plus loin dans l’expression de leur vécu, de leur identité et de leur sensibilité.

    Cette création rend ainsi hommage aux nombreux réfugiés dont nous avons eu l’occasion de partager les émotions, à tous les frères de route qui n’ont pas cet espace d’expression, et à ceux qui n’ont pas eu la chance d’arriver jusqu’ici.

    Le présent projet a pour but de porter sur scène leur voix, les raisons de leurs silences et leur humanité profonde.

UN SPECTACLE UTILE

qui

  • Déconstruit tous préjugés et idées reçues sur « les migrations », «  les migrants »
  • Donne aux « migrants » la parole, l’occasion de partager leurs émotions, de faire l’exutoire de leur vécu et d’être entendus de leur propre voix
  • Offre au public un langage poétique et corporel qui exprime ce que les mots ne suffisent à dire
  • Favorise les rencontres directes et le dialogue entre migrants et citoyens
  • Questionne le public sur les conséquences des politiques actuelles et promeut un vivre ensemble heureux et enrichissant pour tous
  • Favorise et renforce la sensibilisation et l’éducation des jeunes à l’exercice d’une citoyenneté active consciente et solidaire
  • Promeut la dignité des personnes, leur pouvoir de résistance et la force de leur solidarité.
  • Offre une occasion unique pour ces jeunes artistes, réprimés dans leur pays et bloqués ici par leur situation de demande d’asile, de participer à une création professionnelle, de déposer ce qu’ils ont sur le cœur et de faire savoir avec dignité qui ils sont vraiment, au-delà des étiquettes (migrants, réfugiés, sans-papiers, etc) qu’on leur pose.
  • Chanteurs, danseurs, comédiens, poètes dans leur pays d’origine, ou adolescent n’ayant jamais dansé et se découvrant ici un talent impensé, la rencontre entre eux et le métissage de leurs expressions artistiques respectives est au cœur du projet.
  • Favorise l’expression personnelle directe et profonde de ces jeunes,
  • Suscite l’ouverture du public quant à la richesse que représente « l’accueil des migrants »,
  • Dénonce les conséquences humaines des politiques migratoires actuelles et
  • Lance le questionnement quant aux alternatives créatives et respectueuses à inventer ensemble pour un mieux-être collectif.

Grâce au partenariat avec les compagnies Arketal et Coatimundi, ce projet est aussi une occasion pour la compagnie Transe-en-Danse d’intégrer l’art de la marionnette comme une nouvelle corde à l’arc du métissage artistique qu’elle développe en langage artistique universel : Les différentes disciplines artistiques qui se marient dans le spectacle permettent de le rendre à la fois poétique et lisible pour tout public, y compris pour ceux plus éloignés des salles de théâtre, qui ne maitrisent pas le français ou les codes de la création contemporaine.

Les occasions de rencontre directe entre personnes migrantes et belges sont rares. Ce projet les organise, dans un cadre chaleureux et inclusif, faisant des différences de chacun une richesse pour tous.

Des cartes postales* sont distribuées à la sortie du spectacle pour permettre aux spectateurs de disséminer ce message d’humanité auprès de leurs proches.

*Pour en voir un modèle, fait à partir de témoignages de réfugiés suite à nos ateliers d’expression créative, suivez ce lien : http://www.transe-en-danse.org/cartes-postales/

LE PACKAGE « WHO WE ARE » C'EST
  1. Un spectacle professionnel basé sur les récits de vie de jeunes demandeurs d’asile présents sur scène.
  2. Des ateliers de sensibilisation scolaires à la problématique des migrations.
  3. Des ateliers d’expression créative mixtes, mêlant migrants et citoyens dans la création collective d’une œuvre inclusive.
  4. Des rencontres et échanges entre citoyens et réfugiés suite à ces spectacles.
  5. Des formations pédagogiques permettant aux professeurs, animateurs et travailleurs sociaux de s’outiller pour mieux répondre aux enjeux du vivre ensemble soulevés par les questions migratoires.
POUR LES SCOLAIRES

En amont des représentations scolaires, nous proposons de venir rencontrer les élèves en classe pour une séance d’atelier de sensibilisation

 En chantant, en dansant, en jouant, nous créons un climat de confiance et d’amusement qui permet une rencontre sincère entre les élèves et nos jeunes artistes. Des jeux d’expression corporelle permettent ensuite aux élèves de comprendre physiquement les conséquences des politiques migratoires, de développer de l’empathie pour les personnes concernées. Par la même occasion, cela leur donne des clés de lecture et de compréhension pour mieux aborder ensuite le spectacle.

POUR LES PROFESSIONNELS

Des formations pédagogiques à destination des enseignants, des travailleurs sociaux, associatifs et culturels, transmettent notre pédagogie alternative basée sur des outils artistiques ludiques et physiques et permettent de favoriser l’accueil, le dialogue interculturel, le vivre ensemble inclusif et la citoyenneté active auprès des jeunes.

PUBLIC CIBLE

Ce spectacle est un conçu pour les adultes et les adolescents.

Les enfants sont admis à partir de 10 ans.

DUREE

1h30

JAUGE & BESOINS TECHNIQUES

150 personnes maximum, installées sur gradin.

Pour une meilleure visibilité du jeu des marionnettes et des danses au sol, le gradin doit avoir un dénivelé de 40 cm minimum, et les extrémités du gradin sont à condamner si possible.

Dimensions de plateau : minimum 9m d’ouverture sur 7m de profondeur

Profondeur coulisses : 3m minimum à jardin et à cour, 1m minimum en fond de scène, avec circulation possible de cour à jardin.

Régie son et lumières à partir du plateau, avant-scène cour.

UN SPECTACLE MULTIDISCIPLINAIRE

Nos jeunes artistes ont, à travers l’art de la marionnette, l’occasion d’incarner leur propre rôle tout en respectant un certain degré d’anonymat et de distanciation.

L’expression gestuelle et le chant permet au spectacle d’être joué en plusieurs langues à la fois tout en étant compris de tous.

 La danse permet d’exprimer ce que les mots ne suffisent à dire en termes de charge émotionnelle.

Mêler ainsi danse-théâtre et marionnettes, donne à la mise en scène un côté poétique et symbolique qui exprime, au-delà des mots, à la fois les dures réalités vécues par les migrants et la beauté de leur personne.

Différents objets évoquent tout un univers symbolique pourtant bien réel :

  • des chaussures qui avancent seules dans une nuit désertique,
  • un cabas en plastique symbolisant un bateau dans lequel certaines peuvent embarquer et d’autres non,
  • une couverture de survie dont le mouvement rappelle le bruit des vagues,
  • des tables, dures, trop petites, évoquant les lits superposés de nos centres « d’accueil »,
  • de grands écrans de papier sur lesquels apparaissent en différentes langues les ombres chinoises des mots « Je veux être libre ».

Côté lumières, une subtile combinaison d’éclairages chauds et froids permet de mettre en lumière à la fois l’inoffensivité chaleureuse des marionnettes-objets, et l’émotion, l’âme, le vécu des humains qu’elles représentent.

Deux poursuites miniatures actionnées depuis le bord plateau complètent  l’éclairage accroché, pour maintenir en permanence un point chaud sur le visage des marionnettes en avant-scène, tandis que les marionnettistes dansent à l’arrière dans une lueur bleue.

Quelques lampes de poche permettent aux protagonistes d’éclairer eux-mêmes ce qu’ils désirent montrer des quelques scènes sombres du spectacle : celle de la traversée du désert, celle du tri des personnes pouvant monter ou non dans le bateau, celle de leur solitude face au cauchemar qui se répète chaque nuit, et celle, rouge, discrète et brûlante à la fois, de leur désir de liberté.

LES MARIONNETTES

Les 5 jeunes artistes dont le spectacle raconte l’histoire, ont chacun 4 marionnettes de différentes tailles qui les représentent.

Nous les avons construites ensemble, à leur image. Elles portent leur nom. Elles sont eux.

Ces différentes tailles (allant de celle d’un pion d’échecs jusqu’à la taille humaine) évoquent à la fois l’insignifiance accordée aux « migrants » par nos dirigeants, et l’importance croissante que ceux-ci peuvent prendre lorsqu’on s’intéresse un tant soit peu à l’histoire de ces personnes et qu’on leur ouvre les portes de notre cœur.

Taille #1 

Construites à partir de flacons de crème hydratante, elles ne sont que silhouettes : un corps, une tête. Bouteilles à la mer, jeu de quilles, pions sur l’échiquier, objets insignifiants qu’on peut laisser attendre indéfiniment dans un bateau, transférer à souhait vers un centre ou un autre, renvoyer à la mort. Des numéros.

Taille #2

Construites selon la technique Newspaper Puppet développée par la compagnie française ARKETAL, ces marionnettes hautes d’une 50aine de cm sont comme des statuettes articulées. Tenant seules sur leurs pieds, avec les bras et la tête mobiles, elles offrent une palette d’expressivité émotionnelle très subtile.

Art brut, elles ressemblent très fortement à leurs modèles humains, dont elles incarnent la force et la dignité au-delà de toutes les difficultés traversées.

D’abord endormies au début du spectacle, elles resteront, une fois réveillées,

campées sur scène, bien debout sur leurs pieds, jusqu’au bout.

Taille #3

Alors que l’ensemble des marionnettes 1, 2 et 4 sont des créations originales construites avec et par les jeunes, à leur propre image, la taille 3 est une marionnette Bunraku qui nous a gracieusement été prêtée par la compagnie ARKETAL.

Prototype de marionnette pour leur spectacle Passager Clandestin, cette marionnette ressemblait étrangement à l’un de nos protagonistes. Pour qu’elle puisse incarner chacun de nos jeunes artistes nous lui avons fait plusieurs visages que nous remplaçons selon les scènes.

Cette marionnette, qui se manipule à 3, est la plus libre dans ses mouvements : elle peut à la fois danser, jouer du basket, faire la révolution et ressusciter son corps lorsque la vie l’a tant meurtri...

 Taille #4

Marionnette portée, à taille presque humaine. Construites à partir de masques moulés sur le visage des jeunes qu’elles représentent, leur regard est comme effacé. Outre la délégation des 2 jambes et d’un bras, c’est aussi l’émotion du visage que les marionnettistes délèguent à leur double, permettant à celles-ci d’assister à leur propre détresse.

Taille #5

Les Humains derrière l’ensemble de ces marionnettes.

Des Humains face à vous spectateurs.

Que souhaitons-nous faire face à la problématique des migrations?

Les solutions offertes par nos dirigeants actuels – la fermeture des frontières, les procédures administratives longues et impersonnelles, la violence policière, la détention en centre fermé, le renvoi vers le pays d’origine ou le premier pays d’entrée en Europe – nous conviennent-elles ?

En entendant de leur propre bouche l’histoire des personnes concernées, quelles autres options pourrions-nous imaginer, nous, les citoyens ?

LA CHOREGRAPHIE

Alternant passages en groupe et solos, les chorégraphies font un va-et-vient entre, d’une part, la pression extérieure et les traumas vécus par les jeunes, leur force de résistance et leur volonté de libération, et d’autre part l’impact que tout ce vécu a sur eux, les blessures intérieures et les angoisses qui hantent leur quotidien, jour et nuit.

Chaque jeune a un solo de danse, où il exprime par le corps ce qu’il est encore trop douloureux de partager publiquement avec des mots. Coline, par la relation privilégiée qu’elle a établi avec chacun d’eux, a connaissance de ces fardeaux, et sait tendre aux jeunes les pistes artistiques adéquates pour ouvrir à chacun un espace d’exutoire physique, sécurisant et poétique.

Ces solos, comme un refrain dans le spectacle, commencent et terminent tous au sol, en position fœtale, comme un enfant qui dort, et qui, le temps d’une danse, va incarner tout ce qui habite son sommeil, ses rêves, ses souvenirs du désert ou de la mer, ses cauchemars concernant le futur incertain, le passé au cachot, les persécutions.

Les chorégraphies de groupe parlent de libération, de résistance, du feu intérieur qui permet de tenir, malgré tout. Malgré tout.

Le style, Danse Contemporaine Métissée mêle l’énergie révoltée du Krump / hip hop et des Gumboot dances que les mineurs noirs d’Afrique du Sud, effectuaient pour maintenir leur fierté face aux Africaaners blancs qui leur réclamaient de rendre chaque paillette d’or qui serait restée collée sur leurs bottes.

Elle mêle l’Acid Jazz de Mickael Jackson à des passes de basket rythmiques inspirées de STOMP, où le moindre objet du quotidien devient instrument de musique et de résistance au système d’annihilation.  Des gestes, épurés, inspirés de la langue des signes, viennent exprimer la liberté muselée. Des pas traditionnels africains côtoient des pas de Dabke (danse traditionnelle de Palestine), de flamenco et des figures de breakdance.

Tout cela cohabite, dialogue et se complète. Il ne s’agit pas d’un collage, mais bien d’un métissage, d’une expression riche de sa diversité, transmettant des émotions d’une façon qui se veut universelle et lisible pour tout public, bien au-delà d’une danse contemporaine abstraite et élitiste.

LA MUSIQUE & LES CHANSONS A CAPELLA

Dans le même esprit que les chorégraphies, parce que la musique est aussi un langage universel qui parle d’humanité et de ses luttes de résistances, la bande-son du spectacle marie sonorités

  • orientales (Trio Joubran – Liban),
  • africaines (Falé – Sénégal, Papou – Togo, Inoss’B - Congo),
  • amérindiennes (Star Nayea),
  • palestiniennes (Dabke, Mahmoud Darwich), métisses (Amel Bahtlouti & Code Rouge),
  • bandes originales de films ( Vas Vis et deviens – Armand Amar, Valz avec Bachir),
  • et le morceau le plus politiquement explicite de Mickael Jackson : They don’t really care about us.

 Par ailleurs, 4 morceaux très particuliers ajoutent une dimension encore plus palpable à la prise de parole que représente le spectacle. Chantés en live par les artistes sur scène, ils font sonner leur voix, donnent à entendre leurs forces et leurs fragilités, leur beauté et leur dignité.

 SENIE – Le Destin

Ce chant traditionnel en langue EVE (Togo / Bénin) adapté des versions d’Angélique Kidjo et Bella Bellow ? est comme une prière, qui demande à son destin de ne pas le quitter, il est comme un chant d’amour, prisonnier d’une vie qui n’est pas entre ses mains.

RAOUI – Raconte

Chantée selon la version de Souad Massi, ce chant en arabe (Algérie / Tunisie) évoque le besoin de réconfort universel : « Chacun a une histoire dans son cœur… »

Raconte nous, conteur, offre-nous des rêves, oublie que nous sommes grands, comme si nous étions des enfants, parle nous du paradis et de l’enfer, de l’oiseau qui n’a jamais volé, donne-nous le sens de la vie, Raconte, fais que l’on oublie notre réalité, abandonne-nous dans ce « il était une fois »…

 YEMAWE – Reste Toi

Ce chant métisse, afro-amérindien, d’abord chanté par les esclaves à bord des bateaux négriers, puis repris par les survivants du génocide amérindien, parle d’identité à préserver malgré le déracinement. Il est une invocation, à rester soi-même, fidèle à ses valeurs, quelles que soient les circonstances, à garder courage, à tenir bon.

SENZENINA – Qu’avons nous fait ?

En Afrique du Sud, la musique a joué un rôle prédominant durant les longues années de lutte contre l’apartheid. Un jour, d’innombrables personnes se réunirent sur la place face au bâtiment ministériel afrikaans. Ils se tinrent là, debout, silencieux, tête haute, des heures durant.

Ne manifestant aucune violence, aucune revendication, ils intriguèrent profondément les forces de l’ordre afrikaans, qui n’avaient aucun motif pour les empêcher d’être là. Au bout de plusieurs heures, ils entamèrent en chœur ce chant zulu, qui répète en boucle une seule phrase : « Qu’avons-nous fait, pour mériter un tel traitement ? ».

26 ans après la chute de l’apartheid, 72 ans après la déclaration Universelle des Droits de L’homme, il est très symbolique pour nous de clore le spectacle «  Who We Are » avec cette chanson, et la question qu’elle pose.

LES TEXTES

Ecrits par Coline Billen et Boris Agbotame, les textes passent du conte au récit de vie et des poèmes aux énumérations de cas réels, traités par l’Office des Etrangers, y compris la trajectoire de nos protagonistes.

DISTRIBUTION

Conception, mise en scène et chorégraphie : Coline Billen

Avec - Comédiens, danseurs, marionnettistes et constructeurs :

Maan Algruz, Lancei Keita, Jose Ditoko Alberto, Boris Agbotame, Céline De Vos et Coline Billen

Textes : Coline Billen, Boris Agbotame

Création Lumières : Charles Hoebanx, Sylvain Formatché

Mixages / créations sonores : Chérif Limane Haidara, Hicham Harrak Semati, Sylvain Formatché, Coline Billen

 Soutien à la création des marionnettes : Alma Roccella, Greta Brugmann

Soutien à la mise en jeu des marionnettes : Sylvie Osman, Jean-Claude Leportier

Avec le coaching des compagnies françaises de marionnettes ARKETAL et COATIMUNDI

Photographies : Nizar Bredan, Gregory D’Allemagne

Dessins : Alma Roccella

Avec le soutien de la FWB – projets de Promotion de la Citoyenneté et de l’interculturalité, d’Africalia, de l’Echevinat de la Solidarité Internationale de la Ville de Bruxelles, de l’Echevinat de la Jeunesse de la Commune d’Ixelles, de la Maison qui Chante, de la Maison de la Création de Laeken et du Gemeenschap Centrum Kontakt.

RETOURS DE SPECTATEURS

Bonjour Chère Coline,

La séance de samedi soir m’a accompagnée en permanence lors de mon séjour en Flandre. Et elle m’accompagne toujours. Je me demande comment tu vas et  comment vont les jeunes danseurs après une telle performance ?  

Je suis très admirative pour ton travail de création. Avec Who we are, tu as créé un lien très fort entre la danse et les marionnettes, à travers le propos engagé.

Ce sont des bons danseurs et des bons marionnettistes aussi.

Tu les embrasses de ma part, et aussi Céline qui est formidable.

Greta Bruggeman, Directrice de la Compagnie Arketal

 

Bonjour Coline,

Juste un petit mail pour te remercier pour le spectacle de samedi passé. C’était extraordinaire ! J’étais vraiment touché par l’histoire de chaque personne sur scène et la manière de nous transmettre leur message. Vraiment super !

Inge Pauwels 
Programme Manager / 
Africalia asbl

 

Bonsoir Coline,

J'ai été bouleversé par ton spectacle. Merci à toi et à tes danseurs pour tout ce que vous avez partagé avec tant de grâce et de puissance à la fois par les mots et par les corps... Bisous.

Jean-Louis Berra

 

Merci pour ce voyage intense que vous faites vivre.

J’ai vécu une soirée de grande intensité spirituelle, c’est-à-dire pleinement humaine, avec ses traversées de ténèbres et de lumière, ses hauts et bas, d’espoir et de désespoir, de douceur et de violence, de mort et de vie, sa vérité qui dénonce et interpelle.

(…) La performance technique est incroyable, (…)  il y a à travers tout le spectacle une qualité professionnelle incroyable dans une diversité des expressions et des  jeux de lumière. (…) Le jeu avec les marionnettes donne une dimension très spéciale et forte. De ces migrants et réfugiés dans l’anonymat de l’attente, tous en noir, comme indifférenciés et dans l’indifférence des pays où ils cherchent refuge, surgissent à travers les marionnettes des personnes en chair et en os, avec leurs différences, leurs couleurs et leurs talents.

(…) Il y a à la fois une grande colère et une dénonciation de la dérision des politiques d’accueil. (…) Merci à tous pour la qualité du travail, la connivence entre vous, et la profondeur. (…)La lecture de ce nouveau spectacle continue de faire son chemin en moi. L’appel est lancé pour que nous reconnaissions l'autre comme un frère, une soeur, un être de chair et de sang.

Bernard Peeters, Prêtre et Coordinateur des Ecoles Jésuites de FWB

 

Il faut que tout le monde voie ça ! Parce que moi, ce que je viens de voir, je pourrai jamais l’expliquer !

Keyne, 15 ans

PARTENAIRES

La Maison qui Chante, à Ixelles, nous a accueillis pour plusieurs temps de résidence, entre juin 2019 et janvier 2020.

 

Un partenariat avec la Maison de la Création de Laeken nous a permis de travailler nos jeux d’ombres & lumières sur scène, et de tester les résultats de nos recherches via la présentation publique d’un work in progress,

le 24 novembre 2019 à 16h.

 

Le G.C. Kontakt de Woluwé St-Pierre a mis à notre disposition une salle de répétitions accolée à un atelier de construction, où nous avons pu donner naissance à nos différents types de marionnettes et inventer comment les faire vivre.

 

La compagnie ARKETAL (Cannes, France) a mis toute son expérience de construction et de mise en scène de marionnettes à notre disposition, en nous accueillant pour plusieurs temps de résidences afin de nous accompagner sur la conception des marionnettes et nous coacher pour leur manipulation et leur mise en jeu.

 

La première du spectacle a eu lieu les 14 et 15 février 2020 au W-Hall, dans le cadre du festival Bewogen.

 

Actuellement la compagnie cherche un temps de résidence technique pour peaufiner la création lumières et la technique de plateau, et ainsi fluidifier les transitions et le rythme du spectacle.

GALERIE :