Témoignages

Témoignages Danse en Papier 2018

« En jouant ce rôle dans le parcours je me suis rendu compte que les passeurs sont des gens normaux qui ont juste besoin d’argent. Nous jouons tous un rôle dans ce système. Certains ont la chance d’être du « bon » côté. En voyant le spectacle je me suis senti fort, parce que j’ai traversé tout ça. »
Mahmoud, Palestine
Demandeur d’asile en Belgique

« J’étais heureux de pouvoir partager mon vécu avec la population belge. Ils pensaient venir voir un spectacle, mais on leur disait non, tu n’as pas le bon papier, refais la file. Puis quand on on les emmène à l’extérieur, ils se demandent quoi ! J’ai vu la peur dans les yeux de certaines personnes, ils ne savaient pas où je les emmenais. Après le spectacle j’ai vu qu’ils ont compris un peu notre souffrance. Pour venir en Europe, il faut être fort, c’est pas facile.  »
Mahmoud, Gaza
Reconnu Réfugié en Belgique depuis 1 mois

« J’ai beaucoup aimé l’interaction avec le public avant le spectacle. Il pleuvait dehors, ça m’a aidé pour entrer dans mon rôle et pousser les gens dans l’action. Voir la peur dans leurs yeux, ca ma beaucoup touché, j’ai senti qu’ils étaient touchés eux aussi.
Dans le spectacle sur scène, les artistes portent plusieurs masques. On a tous différents visages selon les yeux qui nous regardent, mais on n’a qu’un seul cœur… »
Hicham, Maroc
Demandeur d’asile en Belgique

« C’était difficile d’être dur avec les gens. On a été trop gentils pendant le parcours, mais c’est parce qu’on est gentils ! Je n’ai rien compris à ce qui se disait pendant le spectacle parce que je ne parle pas français, mais la danse montrait la vie des réfugiés, la mer, les difficultés. Notre vie… »
Maan, Jordanie
Demandeur d’asile en Belgique

« On avait une règle pour faire passer les gens, mais chacun de nous pouvait aussi décider qui accepter et qui bloquer. C’est comme l’Europe : il y a une règle pour tous, mais chaque pays l’applique à sa manière… et chaque inspecteur aussi.
Dans le spectacle les effets sonores, les mouvements et la lumière, m’ont fait voir la mer, sentir la peur, l’obscurité, les difficultés… »
Hussein, Irak
Demandeur d’asile en Belgique depuis 3 ans

« J’ai vécu tout ça. C’est réél. Et c’est triste. »
Alhaoui, Irak
Demandeur d’asile en Belgique depuis 3 ans

« C’est dur de voir ça. Mais ça fait du bien aussi. Merci de nous donner une voix. »
Pascal, Côte d’Ivoire
Demandeur d’asile rebuté.

« C’est difficile d’être dur en montrant aux gens qu’ils font partie du spectacle eux aussi. Je leur donnais espoir en les regardant dans les yeux puis je les renvoyais faire la file. Plus ils s’impatientaient, plus je les renvoyais. Ils sont venus me voir après le spectacle. Leurs remerciements m’ont beaucoup touché. Je ne voulais pas montrer ma souffrance aux gens et je n’ai pas besoin qu’ils souffrent non plus. Je me suis rendu compte grâce à ce spectacle que j’avais effacé mes émotions pour être fort et tenir le coup. Pour avancer. »
Abunada, Gaza
Reconnu Réfugié en Belgique depuis 2 mois

« Ce que j’adore chez Transe-en-Danse c’est la multi culturalité du groupe et en même temps  son homogénéité: Autant les artistes que les techniciens et les figurants sont de cultures différentes mais leur ouverture d’esprit fait qu’il n’y a pas de barrière entre nous, si on ne le sait pas, on ne fait pas la différence entre ceux qui ont des papiers et ceux qui vivent dans des centres, la religion, l’origine, la couleur ou les moyens économiques ne font pas de différence. Si je n’avais pas du quitter mon pays, je ne saurais pas ce que c’est « être réfugié ». Je ne saurais as non plus ce que c’est que d’être pris pour un terroriste. Mais chez Transe-en-Danse je vois des Palestiniens, des Marocains, des Syriens, des Irakiens, des Camerounais, des Congolais, des Néerlandais, des Burkinabais, des Boliviens, des …. des Belges ! qui partagent et travaillent tranquillement tous ensemble. Rien ne nous lie à part ce qu’on vient donner à Transe-en-Danse, mais on est une famille.
Pourquoi les politiques ne se réfèrent-ils pas à ce genre d’initiative pour voir que c’est possible de vivre ensemble !? »
Alpha, Guinée
Reconnu Réfugié en Belgique depuis 1 an, après 6 ans d’attente en centre d’accueil

« C’était super de pouvoir rencontrer les élèves en classe avant le spectacle. Ils sont restés très longtemps après la fin de l’activité pour poser des questions, nous connaître, nous comprendre, ils ne voulaient plus partir… Ca m’a vraiment touché ! »
César, Cameroun
Demandeur d’asile depuis 1 an en Belgique

« J’étais très étonnée de la l’ignorance des élèves quant au lien entre la problématique des migrations et celle des inégalités dans le monde. Pouvoir faire ces ateliers en classe avant de jouer notre spectacle me confirme pourquoi je veux faire partie de cette compagnie, et j’aimerais qu’on puisse répéter ça dans toutes les écoles ! »
Shosha, Pays Bas
Danseuse et animatrice pour la compagnie Transe-en-Danse

« Les élèves étaient un peu timides pendant l’atelier mais je sentais qu’ils buvaient nos paroles. Le fait de leur faire vivre, par des jeux, ce que vivent les migrants avec qui nous travaillons, les a rendus curieux pour chercher à s’informer par eux mêmes. J’étais super ému par l’échange qu’ils ont eu à la fin avec les demandeurs d’asile. »
Robin, Belgique
Animateur et chargé de communication pour Transe-en-Danse

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